Cinéphile m'était conté ...

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Machine pyrotechnique (Le Hobbit : La désolation de Smaug)

Le Hobbit : La désolation de Smaug est aussi spectaculaire que fondamentalement lisse. Spectaculaire parce que Peter Jackson a mis le paquet côté action. Des bagarres à n'en plus finir : nains contre elfes, nains contre orques, elfes contre orques, nains contre dragon. On en a oublié ? La machinerie pyrotechnique est au point, le film crache le feu, on ne va pas lui dénier ces qualités-là. N'empêche que ce second Hobbit a tendance à tirer à la ligne et à s'étirer plus que de raison, multipliant les péripéties comme si le but ultime était d'atteindre la durée des 3 heures. Paradoxalement, le film est lisse, quasi insipide dans un approfondissement proche du néant des personnages. On n'est pas là pour ça ? Mais pour en prendre plein les yeux ? Mais pardon, divertissement ne signifie pas obligatoirement absence de développement des caractères. A l'extrême limite, on se fiche un peu de ce qui peut arriver à nos héros, sachant qu'ils seront bel et bien là dans le troisième épisode. Question empathie : zéro pointé. Et le caractère ludique a aussi largement disparu au profit d'un sérieux parfois professoral (les dialogues sont sans saveur). Evidemment, il n'y a plus le bonheur de découvrir un univers nouveau. La désolation de Smaug reprend la même recette que le premier Hobbit et lui adjoint une bonne dose de grand huit en plus. Mais de supplément d'âme, nullement.

 

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21/12/2013
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